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Retour des plaisanciers : ouf de soulagement à Tanja Marina Bay

Après les liaisons maritimes de passagers, c’est la reprise du trafic des bateaux de plaisance et de croisière de reprendre. Une décision longtemps attendue dans les différentes marinas du pays, notamment à Tanja Marina Bay.

L’atmosphère commence enfin à s’éclaircir à la Marina de Tanger. Et pour cause, c’est avec un grand soulagement que l’on y a accueilli la dernière décision de la Direction de la marine marchande (DMM). Celle-ci vient, en effet, d’autoriser le rétablissement du trafic des bateaux de croisière et de plaisance ainsi que les mouvements de marins dans les ports marocains.

La nouvelle est tombée ce 12 avril, soit dans la foulée de la reprise des liaisons maritimes de passagers entre les ports marocains et espagnols. À Tanja Marina Bay, comme dans toutes les marinas du Royaume, cette décision va enfin relancer l’activité phare, celle de la circulation des navires de plaisance. Car il faut rappeler que, depuis le début de la pandémie il y a de cela plus de deux ans maintenant, la DMM avait adressé plusieurs notes, dont celles n°5 du 12 mars 2020 et n°19 du 11 août 2020, suspendant les activités et les mouvements des navires de plaisance.

Avec la maîtrise de la situation épidémiologique, cette longue pause est désormais finie, et les activités peuvent enfin reprendre.

Demande étrangère

Dans une déclaration aux Inspirations ÉCO, Karim Drissi, directeur de Tanja Marina Bay International, indiquait : «Nous recevons actuellement plusieurs demandes de l’étranger de la part de plaisanciers désireux de venir ou de retourner à Tanger».

Désormais, avec la levée des restrictions de circulation, cette marina, nichée sur la corniche de la ville du Détroit, peut enfin espérer commencer à rattraper son retard. Du manque à gagner, il y en a eu énormément. La suspension des activités de plaisance en a considérablement affecté le business, avec une baisse de 31% de son chiffre d’affaires par rapport au dernier exercice d’avant Covid-19.

Ce manque à gagner de la marina, qui fait partie du dispositif portuaire de la métropole du Nord, touche plus largement l’ensemble des activités de la Société de gestion du port de Tanger Ville, dont le business model s’articule principalement autour du trafic «Ferry», «Croisière» et «Plaisance».

1.400 anneaux
Malgré cette sinistrose, d’importants travaux de mise à niveau et d’élargissements des capacités d’accueil ont été réalisés à la marina ces derniers temps. «Nous allons, dès la reprise, aménager la deuxième tranche des anneaux au niveau du premier bassin.

Rappelons que Tanja Marina Bay International aura une offre, à terme, de 1.400 anneaux», indique Karim Drissi, qui note également que le deuxième bassin «est prêt». Toutefois, malgré la forte demande des plaisanciers sur la destination Tanger, force est de constater que la crise ukrainienne, et son corollaire d’impacts sur les prix des carburants, risque fort de ralentir la reprise des activités de plaisance et des croisiéristes.

450 bateaux de plaisance
Enfin, il faut noter qu’au Maroc, on compte environ 450 bateaux de plaisance tous types confondus, pour près de 5.000 anneaux et 4.000 mètres linéaires de pontons. En plus de celle de Tanger, la côte méditerranéenne marocaine est actuellement dotée de plusieurs autres marinas, comprises comme ports de plaisance avec infrastructures résidentielles intégrées. On peut citer, notamment, celles de Smir, Kabila, Saïdia, Mar Chica, Al Hoceima et Mdiq. Ces sites attirent aussi bien des plaisanciers nationaux qu’étrangers.

Abdellah Benahmed / Les Inspirations ÉCO




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