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Maroc. Ce que coûte la pollution de l’air à l’économie nationale chaque année [Rapport]

La problématique de la pollution de l’air se pose avec acuité au Maroc. Un rapport du Réseau marocain de défense du droit à la santé et du droit à la vie publié à l’occasion de la Journée mondiale de la santé vient une fois encore mettre en exergue les dégâts que la pollution de l’air, causée principalement par la combustion du charbon, a comme impact sur la santé et l’économie du Royaume.

Selon le rapport, le bilan annuel est estimé à 5000 morts et 1 milliard d’euros (11 milliards de DH). Toutefois, notent les auteurs du rapport, les investissements dans les énergies propres pourraient contribuer à limiter les effets du changement climatique au Maroc. « Au Maroc, on estime que les combustibles fossiles tels que le charbon, le pétrole et le gaz sont responsables de la mort de 5.000 personnes chaque année. Dans le même temps, ce phénomène coûterait un milliard d’euros (11 milliards de dirhams marocains) soit 1% du produit intérieur brut (PIB) à l’économie nationale sur la même période », précise le site Afrik21.africa dans une récente publication, citant le rapport.

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L’étude indique que le Maroc dispose de centrales thermiques émettant du dioxyde de soufre (SO₂), notamment à Jorf Lasfar (113 kt/an) et Mohammedia (73 kt/an), dans le nord du royaume et qu’aujourd’hui, la fumée noire émise par les centrales électriques à charbon est à l’origine de plusieurs maladies chroniques telles que les maladies cardiaques, le diabète, les maladies pulmonaires obstructives chroniques et le cancer du poumon. Notons que le rapport est basé sur une étude de 2019 de Greenpeace Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord) intitulée « Toxic Air: The True Cost of Combustibles fossiles ».

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Afrik21.africa souligne que selon Mohammed Tazrouti, militant au sein de cette organisation, la volonté actuelle du Maroc, notamment en matière de transition énergétique, devrait inciter à développer une stratégie d’élimination progressive du charbon au profit d’une énergie « renouvelable, propre et saine », et que cela serait un atout, un nouveau gisement d’emplois et l’atteinte d’une quasi-indépendance énergétique. La même source ajoute aussi que le Laboratoire National d’Etudes et de Surveillance des Pollutions (LNESP) et le Centre National de l’Energie, des Sciences et des Techniques Nucléaires (CNESTEN) travaillent en synergie depuis 2021, notamment pour lutter contre la pollution de l’air au Maroc, et que cette démarche intervient au moment où le Maroc s’est engagé dans une politique d’accélération de sa transition énergétique.

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