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Les prix mondiaux des denrées alimentaires repartent à la hausse , H24info

Les prix mondiaux des denrées alimentaires sont repartis à la hausse en janvier, tirés par la poussée des huiles végétales dans le sillage du pétrole.

Après une légère baisse en décembre, l’indice FAO des prix alimentaires a augmenté en janvier de 1,1% par rapport au mois précédent, à 135,7 points contre 133,7, indique un communiqué de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Ce rebond de l’indice, qui suit la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de produits alimentaires de base, « s’explique en premier lieu par la hausse de 4,2% en glissement mensuel de l’indice FAO des prix des huiles végétales ».
Les cours de toutes les principales huiles ont augmenté, notamment sous l’effet de la hausse des prix du pétrole brut, au plus haut depuis octobre 2014 à la Bourse de New York, mais aussi du fait d’une demande mondiale toujours plus robuste. 
L’évolution des prix de l’huile de palme est en grande partie imputable aux « craintes concernant la possible diminution des disponibilités exportables en Indonésie, le premier exportateur mondial », explique la FAO.
Les prix de l’huile de soja ont quant à eux été soutenus par d’ »abondants achats à l’importation, en particulier de la part de l’Inde », tandis que les prix de l’huile de colza comme de tournesol ont été portés par « la poursuite du resserrement de l’offre ».

Stabilité des céréales

La hausse mondiale des prix est aussi imputable à celle des produits laitiers, dont l’indice a progressé de 2,4% en janvier, « sa cinquième hausse mensuelle consécutive », les plus fortes hausses étant à mettre au compte du lait écrémé en poudre et du beurre.

En cause: la « réduction des disponibilités exportables en provenance de l’Europe de l’Ouest » et le fait que l’on attende « une production en dessous de la moyenne en Océanie dans les mois à venir ». Des facteurs qui « ont contribué au resserrement des marchés mondiaux des produits laitiers, tout comme les retards dans le traitement et le transport dus au manque de main‑d’œuvre lié à la Covid-19 ».

La hausse est en revanche restée modérée pour les céréales (+0,1%), en dépit de tensions sur le maïs, dont les prix à l’exportation ont progressé de 3,8% sous l’effet de craintes de la persistance d’un temps sec en Amérique du Sud. Les prix du blé ont eux reculé de 3,1% en raison de l’abondance des récoltes en Australie et en Argentine.

La FAO note que les prix du riz ont eux progressé de 3,1% en un mois, sous l’effet d’une « baisse des récoltes » conjuguée à « la stabilité des achats réalisés par les acheteurs asiatiques ».

L’indice des prix de la viande a aussi légèrement augmenté en janvier, du fait du « niveau record » de la viande bovine, tandis que celui du sucre a reculé de 3,1%, notamment en raison de « perspectives de production favorables dans des pays exportateurs majeurs, l’Inde et la Thaïlande ».

Pour 2022, la FAO prévoit « une expansion des superficies emblavées au niveau mondial, sous l’effet de conditions météorologiques en grande partie favorables dans l’hémisphère Nord », et en dépit des prix élevés des engrais.

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