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Covid-19 : La 3ème dose, booster de l’immunité collective et de la relance économique

Covid-19 : La 3ème dose, booster de l’immunité collective et de la relance économique

Aziz Akhannouch poursuit ses rencontres avec les acteurs politiques et économiques pour examiner la situation épidémiologique au niveau national.

Le chef du gouvernement a fait escale, mercredi après-midi, au siège de la CGEM à Casablanca, pour sensibiliser le patronat à la nécessité d’accompagner l’ouverture des frontières aériennes par des mesures adaptées à l’ampleur des enjeux. Le but étant de préserver les acquis du Maroc en matière de lutte contre la Covid-19. Cette reprise de l’activité aérienne est conditionnée par la généralisation de la vaccination. Un point sur lequel a vivement insisté le chef du gouvernement lors de cette rencontre à laquelle ont pris également part Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’économie et des finances, Khalid Ait Taleb, ministre de la santé et de la protection sociale, et Younes Sekkouri, ministre de l’inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences.

Aziz Akhannouch a dans ce sens lancé un appel franc et clair : le processus de la vaccination doit être accéléré au sein des entreprises. Le chef du gouvernement a indiqué dans ce sens que la prise de la 3ème dose est sans conteste un impératif pour préserver les acquis du Maroc en matière de lutte contre la Covid-19 et préserver, in fine, l’économie marocaine contre les aléas de la crise sanitaire. «L’absence de vaccination est susceptible d’avoir de graves répercussions sur la santé publique, et le parachèvement du schéma vaccinal par une troisième dose est à même d’éviter des évolutions négatives de la situation épidémiologique, au moment où l’on est conscient du coût économique, social et psychologique de toute nouvelle vague de la pandémie», peut-on retenir à ce propos. M. Akhannouch a, à cet effet, exhorté le secteur privé à prendre ses responsabilités et jouer pleinement son rôle pour relever ce défi à la fois «vital» et «collectif».

Un appel reçu favorablement par l’ensemble des membres de la CGEM. Au nom du patronat, Chakib Alj a réitéré l’engagement des chefs d’entreprises à se mobiliser pour généraliser la vaccination dans le milieu professionnel et réussir le processus de relance dans ce contexte difficile. «Nous sommes bien conscients que nous pouvons lancer toutes les actions économiques que nous voulons mais, sans le respect des mesures sanitaires et sans une vaccination du plus grand nombre de citoyens, une relance effective ne peut être au rendez-vous», a assuré à ce propos Chakib Alj. Et de poursuivre : «De notre côté, en tant que chefs d’entreprises, nous continuerons à veiller, avec la même mobilisation et le même engagement, à la stricte application des mesures sanitaires au sein des lieux de travail et à sensibiliser et à encourager nos collaborateurs à avoir un schéma vaccinal complet, c’est-à-dire à faire les trois doses de vaccin».

En parallèle, les patrons ont fait part au chef du gouvernement de leur préoccupation quant à une relance économique effective dans ce contexte incertain. Dans ce sillage, Mehdi Tazi, vice-président de la CGEM, a mis en exergue deux grands challenges à relever en 2022, en l’occurrence l’inflation, qui est notamment due au déséquilibre de la logistique mondiale, ainsi que la liquidité des entreprises. Partant du constat de l’amélioration du contexte sanitaire et de l’impératif de la relance, le comité de pilotage de la CGEM a fait part de son souhait de s’impliquer de manière «très opérationnelle» aux côtés du gouvernement sur quatre sujets prioritaires. Il s’agit en premier du financement. Le foncier figure également parmi les axes dévoilés. La CGEM ambitionne dans ce sens de contribuer, à but non lucratif, à la création d’un ensemble de parcs industriels par région dans une optique de partenariat public-privé. Le troisième sujet prioritaire n’est autre que l’énergie, notamment l’atteinte de l’objectif de 0,5 DH le KWH. La CGEM souhaite par ailleurs agir sur le volet «formation». La finalité étant de consacrer le Maroc en tant que nation digitale en contribuant à l’atteinte des objectifs du nouveau modèle de développement, notamment la formation de 50.000 talents par an aux métiers du numérique. Il est à noter qu’à l’issue de cette réunion, les deux parties ont convenu de tenir une prochaine rencontre destinée à approfondir les échanges autour des mécanismes de la relance économique, à identifier des propositions et solutions efficaces pour aider les entreprises à se remettre des effets de la pandémie et à transformer la crise en opportunités pour accélérer le décollage économique souhaité.

Vaccination : Khalid Ait Taleb fait le point

Lors de son intervention, Khalid Ait Taleb, ministre de la santé et de la protection sociale, a mis l’accent sur l’importance de la vaccination comme étant le seul moyen de parvenir à l’immunité collective et la seule issue pour un retour à la normale. Le ministre a appuyé ses propos par des chiffres tangibles soulignant ainsi le gap entre les deux premières doses et la troisième qui fait office de booster. «Nous sommes arrivés à 24 millions de doses 1 et 23 millions de doses 2 mais nous sommes encore loin, à seulement 4,5 millions de doses 3. Nous sommes en train de perdre l’effort que nous avons fait avant et par conséquent perdre l’effet de protection que confère le vaccin. Chose que l’on ne peut accepter aujourd’hui», alerte le ministre. Pour Khalid Ait Taleb, le moment est décisif, d’où l’importance d’agir rapidement pour accélérer la vaccination et réduire l’écart existant entre la 2ème et la 3ème doses.

«Les chiffres sont tangibles quant à l’efficacité de la vaccination. Personne ne pourrait aujourd’hui dire le contraire parce que la 3ème dose protège», indique-t-il. Se référant au ministre, sur l’ensemble des décès enregistrés au Maroc depuis le début de la pandémie, 67,4% sont non vaccinés. Depuis le démarrage de la 3ème dose, la tutelle a recensé 41,78% de non vaccinés décédés. «Par contre, parmi la catégorie des gens qui sont vaccinés nous avons seulement enregistré 1,08% de décès et après le démarrage de la 2ème dose 9%.

Il y a un écart quand même important qui démontre l’efficacité de la 3ème dose», explique le ministre. Et de poursuivre que «44% des malades décédés ont dépassé l’effet de protection des deux doses qui est de quatre mois». Le ministre a tenté de répondre par anticipation aux interrogations multiples de l’assistance, notamment l’éventualité de vacciner les personnes qui sont touchées par la Covid après l’administration des deux premières doses. Le ministre a dans ce sens indiqué que l’immunité conférée par le vaccin est supérieure à celle conférée par l’infection. Se référant aux recommandations scientifiques, la 3ème dose de rappel est possible après 4 semaines d’atteinte de la Covid. Une fois ce délai passé, la personne infectée pourra prendre cette dose «booster» sans aucun problème.

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